Journées d’amitié

Journées d’amitié

Chaque année, une centaine de bénévoles organisent les Journées d’Amitié au profit de la paroisse.

Programmées pendant longtemps en début de printemps, elles ont lieu depuis 2004 du vendredi après-midi au dimanche soir fin janvier-début février, autour de la fête patronale de saint Jean Bosco et de la messe solennelle qui l’accompagne.

On trouve aux Journées d’Amitié (JA pour les intimes) une quinzaine de comptoirs : bar-salon de thé, bijouterie, brocante, crêpes, enveloppes surprise, fleurs, gaufres, librairie, linge de maison, livres et objets religieux, maroquinerie et foulards, pâtisserie et confitures, salon de l’enfant, vêtements et chaussures, vins et spiritueux, disques vinyles, CD et DVD. Des jeux encadrés sont mis en place pour les enfants, dans le gymnase, les après-midis du samedi et du dimanche.

Un service de repas style brasserie est proposé le midi du samedi et du dimanche et un dîner festif, avec jeunes serveurs costumés et animation par un grand loto, est organisé le samedi soir. Venir aux Journées d’Amitié, c’est aussi avoir l’occasion de bénéficier d’une visite guidée de l’église, de style Art déco, la plus richement ornée du 20ème arrondissement.

La renommée des Journées d’Amitié dépasse de beaucoup les limites du quartier et quelque deux mille entrées ont été comptées ces dernières années.

Quels sont les objectifs des Journées d’Amitié ?

  • Fournir un apport financier à la paroisse (objectif d’autant plus sensible qu’il représente environ 15 % de ses ressources)
  • Créer du lien au sein de la communauté  paroissiale  (gestes  fraternels, intégration des nouveaux arrivants, des ados et des jeunes, des catéchumènes, implication de l’AEPCR et des scouts)
  • Donner un témoignage de convivialité («évangélisation») aux visiteurs qui viennent chaque année et sont le reflet de la grande diversité  du  quartier par leur nationalité, leur religion, leur statut social, etc et donc, créer du vivre-ensemble
  • Apporter de façon discrète une aide matérielle avec la vente à prix très bas de produits de nécessité (petit mobilier, vêtements, chaussures, poussettes, jouets)
  • Offrir aux enfants deux beaux après-midis de jeu dans le gymnase ou l’occasion de présenter un spectacle de danse
  • Rendre attractive la célébration de la fête de St Jean Bosco.

 

Comment apporter sa contribution aux Journées d’Amitié ?

  • En participant à l’organisation (« gros bras et petites mains » pour la mise en place des stands et le rangement) ; en faisant profiter de ses talents de cuisinière ou de cuisinier ; en tenant un comptoir avec d’autres
  • En contribuant à l’approvisionnement des stands en fournissant généreusement tous objets, vêtements, livres, jouets, mobilier ou matériel pouvant être mis à la vente (les dons sont reçus tout au long de l’année). Attention : cette collecte est temporairement suspendue en raison des contraintes liées à la Covid-19
  • En faisant une large publicité à ces journées du vivre ensemble
  • Pour les commerçants du quartier, en jouant le rôle de sponsor en fournissant du « neuf » et en accueillant les affiches des JA sur leur vitrine (les noms et adresses des sponsors de l’année figurent en bonne place à l’entrée des JA)
  • Et, bien sûr, en rendant visite aux JA en tant qu’acheteur ou simple curieux et de préférence en famille, avec les enfants et des amis.

Vous êtes prêts à vous engager, faites-vous connaître : nous vous attendons dans la joie et la fraternité !

 

Jean Louis Halary

 

 

Quelques souvenirs des Journées d’Amitié de 1980 à 2020

Les Journées d’Amitié, dont la réussite ne se dément pas au fil du temps, ont toujours été le résultat d’une fructueuse et sympathique collaboration entre la communauté de prêtres salésiens et une équipe de laïcs, nombreux et enthousiastes.

Dès les années 1980 et sûrement bien avant, tous les espaces disponibles de la paroisse étaient mobilisés pour les JA : le 75, rue Alexandre Dumas pour une énorme brocante, soigneusement approvisionnée tout au long de l’année; le 79, rue Alexandre Dumas (autour de la crypte qui servait alors d’église l’hiver) pour tous les autres stands ; la cour et les arcades couvertes qui jouxtaient la crypte pour les jeux des enfants. Les jeux traditionnels de kermesse (déguisement en « schtroumpfs », maquillage, planche à savon, chamboule-tout, …) montés parfois de bric et de broc mais avec grande ingéniosité, étaient animés par de grands ados et de jeunes parents, épuisés en fin de journée, aphones, voire imprégnés de l’odeur de savon mais heureux.

Plusieurs années, le clou des JA fut un lâcher de ballons avec toutes les difficultés que l’on imagine : gonflage à l’hélium de centaines de ballons, obligation de prévenir l’héliport de Paris une heure avant et au moment du lâcher. Mais la palme revient sans doute à la construction d’un « lapinodrome » circulaire, un jeu qui consistait à parier sur le point d’arrivée d’un lapin lâché au centre de l’arène.

A cette fin, deux jeunes avaient ramené d’une ferme normande une paire de lapins qui remplirent bien leur rôle le premier après-midi à la grande joie des enfants mais la suite de l’histoire fut plus cruelle : la nuit suivante, l’un des lapins trucida son congénère dans la cage où ils passaient la nuit avant de jouer seul le deuxième jour puis de retourner à la campagne.

Au fil du temps, des changements architecturaux sont intervenus. La crypte a été réaménagée, avec la création de l’oratoire à mur amovible et du grand espace appelé salle Sainte-Anne. La cuisine a été rééquipée et le gymnase de la rue Monte-Cristo est devenu parfaitement opérationnel. Il a fallu s’adapter en conséquence mais la tradition de mobiliser tous les locaux pour les JA a heureusement perduré (allant jusqu’à annexer provisoirement le bureau d’un vicaire pour accueillir le stand … des vins). En outre, les JA, autrefois programmées en mars, sont couplées depuis 2004 avec la fête de Saint-Jean Bosco, ce qui les place entre fin janvier et début février.

La brocante occupe toujours l’essentiel des locaux paroissiaux du 75, rue Alexandre Dumas avec (chut !) une légère extension dans les couloirs et parfois même dans la cour. Les brocanteurs professionnels ne se trompent pas sur la valeur des objets proposés puisqu’ils s’agglutinent devant l’entrée sur la rue Alexandre Dumas plus d’une demi-heure avant l’ouverture pour se livrer à une vraie course de vitesse et être les premiers servis le vendredi à 14h00. Le stand vêtements, également très abondamment doté, occupe lui aussi une salle de ce bâtiment et jouit d’une superbe fréquentation, avec un goût prononcé de clients fidèles pour la « farfouille ».

Les locaux du 79, rue Alexandre Dumas continuent d’abriter tous les comptoirs traditionnels. Le stand pâtisserie s’est spécialisé dans le « fait maison » avec des gâteaux salés et sucrés et des confitures confectionnés par des bénévoles. Ont fait une arrivée assez récente un comptoir sacs et foulards, un stand disques-cassettes-CD, et, gardés pour la bonne bouche, un stand d’authentiques crêpes bretonnes confectionnées devant les visiteurs et un stand de gaufres qui enchantent l’odorat dès l’entrée.

La salle Sainte-Anne, transformée durant les JA en « place du village » offre ses tables et ses chaises pour prendre un café ou une boisson du bar, déguster un gâteau, une gaufre ou une crêpe, ou simplement se reposer un peu et bavarder entre amis.

Le samedi midi, elle se transforme en salle de brasserie pour un repas sans réservation ; le samedi soir, pour un repas festif (sur inscription) sur le thème d’une région de France ou d’un pays du monde et le dimanche midi pour un repas trois étoiles (également sur inscription). A ces repas, le service est assuré respectivement par des jeunes, des grands jeunes et des scouts fréquentant la paroisse.

Depuis pas mal d’années maintenant, la salle Sainte Anne accueille également le dimanche après-midi un spectacle donné par les jeunes, grands et petits, de l’Ecole de Danse du quartier. Si les deux grandes rampes lumineuses avec des centaines d’ampoules – soigneusement installées (gare au vertige pour des gros bras inexpérimentés) mais sources de pas mal de disjonctions intempestives – ont disparu avec la crypte, de superbes décorations et photos sur le thème de l’année ont pris le relais salle Sainte-Anne. Côté animations, le loto a pris la suite de la tombola en continuant dans la bonne humeur à offrir des lots de valeur aux heureux gagnantes et gagnants.

Les jeux d’enfants, toujours programmés le samedi après-midi et le dimanche après-midi, ont lieu dans le gymnase, à l’abri d’éventuelles facéties climatiques (plusieurs fois, il a fallu balayer la neige dans la cour du 75 rue Alexandre Dumas).

’organisation et l’encadrement des jeux sont confiés à l’équipe d’animateurs de l’Association d’Education Populaire Charonne-Réunion (AEPCR), en partenariat avec les scouts et les grands jeunes de la paroisse. Les 6-13 ans, souvent accompagnés de leurs parents et aussi de visiteurs (plus de deux cent cinquante participants en 2019), y trouvent de multiples stands ludo-éducatifs allant du maquillage aux jeux d’adresse et aux échecs et la possibilité de s’éclater dans des jeux sportifs (foot et « double dutch » en particulier).

Après l’effort, le réconfort : la fête se termine chaque après-midi avec une collation offerte aux enfants (seul lieu de gratuité sur les JA !). De façon bien sympathique et spontanée, des parents y participent en apportant gâteaux, friandises et boissons : ces dernières années, il s’offrait même la bonne occasion de déguster un authentique thé à la menthe !

Dans les années 90, les prospectus de la fête commençaient à être distribués sur les marchés de Charonne et de la place de la Réunion et aussi dans les rues au moyen d’un « vieux tacot » qui sillonnait le quartier et attirait l’attention par ses pétarades.

Maintenant, le clocher de Saint Jean Bosco est un phare sur le quartier qui s’illumine chaque soir durant la fête tout comme il le fait à Noël. Et, de la cour du 75, rue Alexandre Dumas, la grande statue de Saint Jean Bosco veille fidèlement sur les JA et, ces jours-là, la main qui lui manque est alors remplacée par celles de tous les bénévoles qui contribuent dans la joie au succès de la fête.

JLH, 29 novembre 2020

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